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Maurs la Jolie

La Perle du Cantal

Articles avec #contes & legendes catégorie

La légende des Sept Dormeurs

Publié le 27 Juin 2026 par Maurs la Jolie dans Contes & Légendes

L'empereur Dèce ordonnant l'emmurement des Sept Dormants. D'après un manuscrit du XIVe siècle.

Une date importante arrive aussi au mois de juin, pour les jardiniers les plus superstitieux : celle des Sept Dormeurs.

Moins connus que les Saints de Glace, les Sept Dormeurs ou Sept Dormants ("Siebenschläfer" en allemand) sont célébrés le 27 juin.

Il s'agit en réalité d’une tradition, originaire d'Allemagne, qui sur la légende suivante : Entre 250 et 253, sept jeunes hommes de la bonne société d’Éphèse refusent de sacrifier au culte de l’empereur Dèce et à ses idoles : ils se sont secrètement convertis au christianisme. Arrêtés et interrogés, ils acceptent de renoncer à tous leurs biens et aux honneurs liés à leur rang mais n’en sont pas moins emprisonnés. Par chance, ils parviennent à s’enfuir et à se réfugier dans une caverne sur une hauteur de la ville où ils s’endorment.

Hélas, leur cachette est découverte et, sur ordre de l’empereur, murée par des soldats. Selon la tradition chrétienne, les jeunes hommes se seraient réveillés environ deux cents ans plus tard – au Ve siècle donc – avec l’impression de n’avoir dormi qu’une nuit. Témoignant par là d’une possible résurrection de la chair – contestée à cette époque –, l’un d’eux serait sorti chercher de la nourriture. Les sept jeunes gens seraient ensuite retournés dans leur grotte avant de s’endormir pour l’éternité.

Mais dans le folklore paysan, cette date est surtout associée à des prévisions météorologiques : on dit, par exemple, "s'il pleut le jour des Sept Dormeurs, il pleuvra pendant sept semaines". Bon, cette croyance ne repose évidemment pas sur des bases scientifiques solides, mais elle reflète l'observation empirique des anciens agriculteurs, qui notaient des tendances climatiques récurrentes à cette période de l'année. Et pour vérifier leur théorie, vous n’avez plus qu’à surveiller la pluie le 27 juin prochain !

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La vie d'Adaltrude, mère de Saint-Géraud d'Aurillac

Publié le 7 Juin 2026 par Maurs la Jolie dans Cantal-Auvergne, Contes & Légendes

Découvrez la vie d'Adaltrude, du Quercy, mère de Saint Géraud d'Aurillac et faisant partie de la famille de Saint-Césaire, peut-être une explication sur la présence de notre Saint local à Maurs, mais ça c'est une autre histoire…

Donc voici Adaltrude dans un texte recopié mot pour mot en sachant que la lettre S est remplacé par le F, lisez le à haute voix comme si vous aviez un cheveu sur la langue.

Ce texte provient de la bibliothèque BNF Gallica "La Monarchie sainte, historique, chronologique et généalogique de France, ou les Vies des saints et bienheureux qui sont sortis de la tige royale de France", composées en latin par le R. P. Dominique de Jésus [Gérard Vigier],... traduites et enrichies par le R. P. Modeste de S. Amable,.... T. II. Deuxième race royale de France 
Auteur : Vigier, Géraud (1596-1638). Page 534-535-536 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k87288411

Bonne lecture
 

Adeltrude enseignant la charité à ses enfants. Le jeune Géraud tend un pain à un pauvre mendiant estropié, tandis que sa sœur Avigerne porte le panier. Le château Saint-Étienne est figuré à l’arrière-plan.

La vie de la B. ADALTRVDE
Mere de Saint Gerauld.

Nous avons icy le même fujet que nous avons eü en plufieurs autres Vies de cette Monarchie Sainte de France , de déplorer la perte des anciens monumens de l'hiftoire , qui nous réduit à une fi grande difette des actions mémorables de cette Sainte , bien que fa fainteté ait été fi éminente , que le Ciel même l'a honnorée & atteftée par une infinité de Miracles qui l'ont renduë celebre dans la haute Auvergne , & fur tout dans la Comté d'Aurillac.

Cette vertueufe femme defcendoit d'une Race tres-noble , bien que nous n'en fçachion pas le nom , il eft aifé à conjecturer qu'elle étoit des premieres de France , puis que d'elle font fortis plufieurs Roys & Princes & un grand nombre de perfonnes illuftres en fainteté. Voicy ce qu'en dit Odon Abbé de Cluny. L'homme de Dieu , fçavoir Gerauld , nâquit d'un autre Gerauld & d'Aldaltrude , qui étoient deux perfonnes fi nobles, que leurs familles tenoient les premiers rangs fur toutes les autres de France , tant par la grandeur de leur fang , que par la pieté leur étoit hereditaire , & qu'elle n'étoit pas tant acquife par leur travail , que tranfmife dans leur ame par une longue fucceffion de leur ancêtres. Saint Cefaire Evêque d'Arles, & le Bien heureux Yrier Abbé, qui ont tiré leur origine de cette Maifon , font affés paroître qu'elle en étoit la fainteté par les grandes actions qu'ils ont fait. Ces illuftres perfonnes étoient auffi tres-riches des biens du fiècle, & il n'en faut point d'autre preuve que cette grande multitude de terres & de places qui échurent à Saint Gerauld de leur fucceffion.
 

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Légende urbaine : Le coq des trois fontaines

Publié le 11 Mai 2026 par Maurs la Jolie dans Contes & Légendes

Source : ChatGPT image et récit

Source : ChatGPT image et récit

Dans le vieux bourg de Maurs, il y avait autrefois trois fontaines célèbres : la fontaine du Marché, la fontaine du Coustalou et la fontaine des Tanneurs. On disait que l’eau n’y avait pas le même goût, car chacune gardait les secrets du quartier qu’elle abreuvait.

Et parmi tous les secrets du village, aucun n’était plus connu que celui du « Coq des Trois Fontaines ».

Le coq, ce n’était pas un vrai gallinacé, mais un homme : Baptiste Delrieu, un célibataire endurci, moustache noire, veste de velours élimée et démarche de paon. À quarante ans passés, il n’avait jamais voulu se marier. « Une femme, ça vous attache comme une chèvre à son piquet », répétait-il au café en tirant sur sa pipe. Pourtant, les femmes ne lui déplaisaient guère.

Le problème, c’est qu’il en aimait trois à la fois.

⛲ À la fontaine du Marché vivait Marianne, veuve d’un boucher, femme solide au regard franc. Baptiste allait chez elle les lundis soirs, officiellement pour « réparer les volets ». Les voisines remarquaient bien qu’il mettait deux heures à remettre un gond.

⛲ À la fontaine du Coustalou demeurait Éléonore, couturière aux cheveux couleur de blé. Chez elle, Baptiste passait les mercredis. On l’y voyait entrer avec des morceaux d’étoffe sous le bras, prétendant faire repriser ses chemises alors qu’il n’en changeait presque jamais.

⛲ Enfin, près de la fontaine des Tanneurs habitait Rosalie, aubergiste rieuse qui servait le meilleur vin du canton. Baptiste y soupait le samedi, toujours assis à la même table, sous le vieux miroir piqué.

Le village entier connaissait l’affaire.

Mais dans les campagnes d’autrefois, on savait garder les apparences. Chacune des trois femmes croyait être la seule à compter vraiment. Et Baptiste, fier comme un coq sur son fumier, allait d’une fontaine à l’autre avec une ponctualité d’horloge.

Seulement voilà : un été de grande sécheresse, les trois fontaines du village commencèrent à manquer d’eau. Le maire ordonna que les habitants viennent puiser à tour de rôle à la seule source encore abondante, celle de la place centrale.

Le destin aime les farces.

Un mardi matin, Marianne arriva avec son seau de cuivre. Éléonore était déjà là, tenant sa cruche. Rosalie arriva la troisième avec ses brocs d’auberge. Les trois femmes se saluèrent poliment… jusqu’à ce qu’elles remarquent toutes, pendue à la ceinture de Baptiste — qui aidait soi-disant chacun des foyers — la même petite médaille de saint Roch.

Marianne fronça les sourcils.

— Tiens donc… je croyais lui avoir offerte pour sa fête.

Éléonore répondit :

— C’est impossible. C’est moi qui la lui ai donnée aux Rameaux.

Rosalie éclata de rire :

— Alors il faudrait demander au coq comment il fait pour recevoir trois fois le même cadeau !

Le silence tomba sur la place.

Baptiste devint rouge comme une écrevisse cuite.

On raconte que même l’eau de la fontaine sembla s’arrêter un instant.

Les trois femmes comprirent aussitôt. Elles se regardèrent, puis, au lieu de se quereller, éclatèrent d’un même rire sonore qui attira tous les habitants aux fenêtres.

Marianne déclara :

— Puisqu’il aime courir les fontaines, il ira désormais boire seul !

Et ce jour-là, Baptiste fut chassé des trois maisons à la fois.

Pendant des années, les enfants du village chantèrent derrière lui :

> « Coq des Trois Fontaines,
> Qui croyait boire partout,
> A perdu ses trois poules
> Et son vin par-dessus tout ! »

Depuis lors, quand un homme se montre trop galant dans plusieurs quartiers à la fois, les anciens du pays disent encore en souriant :

— Méfie-toi… tu finiras comme le Coq des Trois Fontaines. 🐓⛲⛲⛲

Les noms, les lieux, sont fictifs, même les fontaines ont changées de nom 🤣

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Prière du Bougnat, de l'Auvergnat...

Publié le 31 Décembre 2025 par Maurs la Jolie dans Contes & Légendes

Bonjour, en ce dernier jour de l'année 2025, voici une petite prière bien connu de tous les Bougnats...

Mou Dieu, bäyame me, l’amour de tins in tins, la sanda tu ta le tins, du fourmatze à mandzer suin, d’in baï de läs cotäs d’ouvernhat évidamin et d’ou grous säous aboudamin!

c’est à dire: Mon Dieu, donnez-moi l’amour de temps en temps, la santé pour longtemps, du fromage à manger souvent, avec du Côtes d’Auvergne évidemment et de gros sous abondamment.

Bon réveillon à tous.
Bon réveillon à tous.
Bon réveillon à tous.

Bon réveillon à tous.

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7 épis de blé pour la St Jean

Publié le 24 Juin 2023 par Maurs la Jolie dans Dictons, Contes & Légendes

7/7/2020 à 7h dans un champ à Maurs ^^

7/7/2020 à 7h dans un champ à Maurs ^^

7 épis de blé pour la St Jean !
Le 24 juin, date symbolique du solstice d’été et fête de la saint Jean, on cueille du blé, pour avoir des sous .. du pain .. du bonheur .. du travail ou de la prospérité, tout au long de l'année.

Le jour même, il faut lier 7 brins de blé. Les épis sont mis précieusement sur la cheminée ou accroché au-dessus de la porte passagère, et y restera jusqu'à la St Jean de l'année suivante.

Pour que le blé, symbole de prospérité et d’abondance porte bonheur, il doit être cueilli le 24 juin ou le 7ème jour du 7ème mois de l’année, à la 7ème heure, c’est-à-dire le 7 juillet à 7 heures !

N'oubliez pas d'en offrir aux personnes que vous aimez.

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Césaire BORIE, sauveur de St Césaire

Publié le 30 Août 2020 par Maurs la Jolie dans Hier et aujourd'hui, Eglise, Contes & Légendes

Durant les troubles révolutionnaires, la statue et les reliques de St Césaire furent préservées de la profanation et de la destruction, par la piété et le dévouement d'un forgeron de Maurs, nommé Césaire BORIE, beau-père de Mme BORIE, de qui je tiens les détails (Firmin SUC dans son livre "Vie populaire de St-Césaire" édité en 1891) qui vont suivre. 
Il était de tradition dans cette famille que le fils aîné portait le nom de Césaire. Celui-ci demeurait dans la maison achetée récemment, par les sœurs du Saint-Enfant-Jésus et faisant actuellement partie de leur établissement.
BORIE, ont dit des témoins oculaires, faisait le républicain, mais il ne l'était pas. Quant les Jacobains de l'endroit allèrent à l'église paroissiale pour la dépouiller des objets qui avaient quelque valeur, Césaire s'y rendit avec eux. Déjà on avait brisé plusieurs statues, partagé en deux la figure de Saint-Antoine. Le malheureux qui avait commis cet acte sacrilège, mourut plus tard, la figure rongés de moitié par un chancre affreux. Le buste de Saint-Césaire était sur le point d'être profané à son tour, lorsque BORIE s'avança en disant : "Celui-ci est mon patron; je l'emporte !"
Il l'emporta en effet et l'enfouit dans une fosse creusée dans le sol même de la maison. D'autres prétendent qu'il le cacha d'abord sous une dalle de l'église, derrière la grande porte d'entrée, du côté gauche, mais craignant sans doute qu'il n'y fût pas en sûreté, il l'emporta chez lui.
Plus tard Césaire fut soupçonné de faux Républicanisme, il fut même menacé; mais il refusa toujours de dévoiler la cachette où il avait déposé son pieux trésor. Une fois le culte catholique rétabli à Maurs, c'est-à-dire après le 15 septembre 1803, jour ou M. JALENQUES fut mis en possession de la cure, Césaire BORIE remis au jour la précieuse relique et la rendit à l'église du monastère, devenue l'église paroissiale (en 1790). Ce brave chrétien mourut le 11 juillet 1826, âgé de 66 ans et fut enterré à côté de la croix du cimetière.
Sous M.PICOU, curé de Maurs de 1830 à 1849, le corps de BORIE fut, dit-on, retrouvé intact par CASTILLAC, le vieux fossoyeur, mais Mr le curé, craignant sans doute que le peuple ne canonisât trop facilement Césaire, défendit au fossoyeur d'en rien dire. Si le fait est exact, il n'aurait rien de surprenant. Saint-Césaire aurait bien pu préserver de la corruption de la tombe celui qui, au péril de ses jours, avait préservé ses reliques de la destruction en les cachant dans la terre.
Quoi il en soit de ce détail, le sauveur du buste à tant de point de vue, avait la confiance et l'estime de tout le monde, en particulier de MM.de PEYRONENQ, de SAIGNES et de BOUTARIC de Laborie, qui le visitaient quelquefois. Le jour même de sa mort, ayant reçu, comme à l'ordinaire de SAIGNES, et de BOUTARIC, il leur dit : "A minuit, je serai plus de ce monde". Effectivement ayant réuni ses enfants autour de son lit, il leur fit ses dernières recommandations, et à minuit sonnant il expirait.

Source : "Vie populaire de St-Césaire" de Firmin SUC et édité en 1891

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