🚧 Garde-barrières : essor et déclin d’une profession féminine 🚦
J'ai photographiée les deux maisonnettes garde-barrières qui étaient encore en service en 1931 lors du dernier recensement de la population que se trouve en ligne aux Archives Départementales. Celle de l'avenue de la gare, la plus fréquentée et celle du Vallon. L'une tombe en ruine, l'autre à été rénové et sert de logement 🫶
Qui ont étés les gardes-barrières de Maurs :
En 1891 : FOULHAC Justin et son épouse POUJADE Marie garde-barrières à la gare
BRO Pierre Clodomir garde-maisonnette au Vallon
En 1901 : FOULHAC Justin et son épouse POUJADE Marie garde-barrières à la gare
En 1926 : PIGANIOL Baptiste et son épouse COURTIOL Émilie garde-barrière à la gare
MAZARGUIL Pierre et son épouse COURTIOL Rosa garde-barrières au Vallon
En 1931 : PIGANIOL Baptiste et son épouse COURTIOL Émilie garde-barrière à la gare
MAZARGUIL Pierre et son épouse COURTIOL Rosa garde-barrières au Vallon
Les sœurs COURTIOL Émilie et Rosa occuperont en 1931 chacune les deux maisonnettes garde-barrières qui se trouvent en amont et en aval de la gare de Maurs.
💍 Émilie épousera en 1899 à Maurs Baptiste PIGANIOL, terrassier au chemin de fer de la Cie d'Orléans, elle deviendra garde-barrières au passage à niveau de l'avenue de la gare.
💍 Rosa épousera en 1910 à Maurs Pierre MAZARGUIL, poseur sur les chemins de fer de la Cie d'Orléans, elle sera à son tour garde-barrières au passage à niveau du Vallon.
Métier difficile, car elle doivent vaquer à leurs occupations quotidiennes, maison, enfants... et surtout être présente au moment du passage d'un train pour fermer les barrières, sur roues, modèles pivotantes, ou basculantes suivant les époques.
Question sécurité, c'est l'automobile qui pose le plus grand problème, à partir des années 1910, en roulant très vite et en étant très répandue. L'imprudence ou la négligence des conducteurs entraîne rapidement un nombre incalculable d'accidents ou de catastrophes. 🚗
🚧 ...La garde barrière n'est plus une paisible femme occupant un emploi réservé, mais bel et bien une employée du chemin de fer soumise à un "stress" permanent (le mot n'existait pas encore), écrasée par la responsabilité pesant sur ses épaules. La sonnerie tinte fréquemment, car la circulation des trains a décuplé en un demi-siècle, et il faut absolument entendre son appel pour aller baisser la barrière sans délai.
🔔 L'habitude de la sonnerie peut, en effet provoquer une certaine accoutumance et faire oublier instantanément qu'on l'a entendue ou même faire croire à tort qu'on vient de l'entendre ! En cas d'accident, la garde-barrière sera présumée responsable et il lui sera difficile de prouver son innocence.
Extrait du règlement : "Les femmes gardes-barrières sont autorisées à vaquer aux soins de leur ménage toutes les fois que leur service n'exigera pas leur présence sur la voie. Il leur est interdit de conserver leurs enfants auprès d'elles pendant leur service, au moment du passage des trains, ou de les tenir sur leurs bras. Les gardiens des passages à niveau ont presque toujours un aide (femme, enfant ou agent auxiliaire) en état de manoeuvrer les barrières. L'aide ouvre et ferme les barrières pendant que le garde est en tournée sur le canton. Lorsque, dans le même canton, il existe deux passages à niveau, le garde doit se porter, au moment du passage du train, à celui qui est le plus fréquenté".
Aujourd’hui, l'une des deux maisonnettes de campagne où le chant du coq servait de réveil matin, est devenue un des vestiges du temps passé en amputant aussi, l’identité des villages. Actuellement cette petite maison attend sa mort prochaine, et n’entendra plus siffler le train.
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![[Echo d'Antan] - Un métier complètement disparu "Garde-Barrières"](https://image.over-blog.com/6HXY7yvzEzBQgH38_bIo8wGaFgU=/filters:no_upscale()/image%2F0734422%2F20240620%2Fob_cb5807_garde-barrieres-1931.jpg)
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