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Maurs la Jolie

Petite commune du Cantal surnommée la Nice du Cantal

Poème de Maurice POMPIDOU aux enfants de Maurs

Publié le 23 Février 2020 par Maurs la Jolie in Divers

Je tenais à remercier Mme AYMAR pour ce joli poème quelle à trouver dans une ancienne revue qui parlait de Maurs et en à fait parvenir une copie à François GANTOIS qui m'a fait connaitre ce beau document que je vous fais connaitre à mon tour.

Maurice POMPIDOU est né en 1888 à Neuil le Dolent en Vendée, fait son service militaire à Aurillac en 1909 dans le 92ème RI, "fiche matricule" ses parents vivent à Maurs à cette période-là et il décède à Nantes en 1934.

 Poème de Maurice POMPIDOU aux enfants de Maurs.
"Si je n'étais parti, saurais-je que je t'aime.
Et t'aimerais-je tant si je n'étais pas parti ?" M.P

Toulouse vante ses ténors,
Lyon a sa butte Fourvière,
Bordeaux ses quinconces, son port,
Et Marseille sa Cannebière,
Nice a son soleil de splendeur,
Et Paris offre au visiteur
Sa magnificence fébrile,...
Oui, mais Maurs a son tour de ville !

Belle ceinture, en vérité,
Autour de ta hanche polie
Que ce boulevard, ô cité,
Qu'on nomma Maurs... et la Jolie ;
Route large, vaste trottoir,
Lors des fêtes, va, viens, défile...,
Qu'il est vivant ton tour de ville !

Marronniers en mai fleuris
Qui, dans une chute soudaine,
Lâchez l'orgueil de vos lourds fruits ;
Et vous, transparentes fontaines,
Comment peut-il vous oublier,
Celui dont, s'usa le soulier,
En de vifs ébats juvéniles
A l'ombre du gai tour de ville.

Souvenirs des anciens jours,
Remontez de mon âme aimante,
Et que le chant des troubadours
Palpite à mes lèvres ardentes.
Je voudrais, Maurs, ô mon pays !
Hélas ! ma lyre me trahit,
Et je n'ai qu'un couplet stérile,
Pour te célébrer, tour de ville !

Ou sont mes amis qui, le soir,
Accompagnaient mes folles rondes ?
Où sont les filles à l’œil noir,
Et qu'est-il advenu des blondes ?
On les rencontrait... par hasard !
Vous souvient-il, Maursois épars
Qui, tant de fois, des cent, des mille,
Fîtes aussi le tour de ville.

Qui nous rendra le doux émoi
De ces trop lointaines années ?
En vain je cherche, quant à moi,
Sous la feuille à demi-fanée,
Une neuve provision
De naïves illusions,
Morte est la flamme puérile
Dont s'éclairait mon tour de ville.

Comme hier,près des marronniers,
Les aînés jasent par dizaines,
Lycéens, jeunes ouvriers,
Flirtent toujours près des fontaines,
Mais dans ce fidèle décor
Je passe, étreint par le remords...
Oh ! pardonne à ceux qui s'exilent,
Aime-les encor, tour de ville !
Maurice POMPIDOU

Poème de Maurice POMPIDOU aux enfants de Maurs
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