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Maurs la Jolie

Petite commune du Cantal surnommée la Nice du Cantal

1/2 Regards sur le passé - L'Hôpital-Hospice de Maurs

Publié le 1 Mars 2017 par Maurs la Jolie in Hier et aujourd'hui, Histoire

L'Hopital-Hospice

 

Tous les Maursois connaissent bien l'ancien hospice qui domine de sa masse imposante la nationale 122. Le bâtiment principal, toujours bien vertical, mais atteint par la dégradation due à son abandon et à son ancienneté de plusieurs siècles, est flanqué, côté route, de la chapelle et du « pavillon », côté jardin, d'une aile plus récente.

L'Hôtel-Dieu – c'est le nom qu'on lui donnait – existait au Moyen Age. On sait que les moines du monastère bénédictin de Maurs devaient verser chaque année une certaine quantité de grain à l'Hospice. Notre ville comptait alors quelques trois milles habitants, étant l'une des plus importantes de la région, et cela laisse à penser le rôle considérable de l'Hôpital en un temps où la misère était grande.

L'existence du monastère ne fut pas sans avoir des répercussions sur la vie de l'Hospice. En effet, beaucoup plus tard, en 1785, le nombre des moines étant tombé à six, l'abbaye fut supprimée; du même coup disparurent ses redevances et la ville ne put obtenir que les biens du monastère soient donnés à l'Hôpital-Hospice, hormis quelques prés et châtaigneraies, lesquels furent par la suite vendus comme bien nationaux pendant la Révolution.

1/2 Regards sur le passé - L'Hôpital-Hospice de Maurs

Aussi, la situation financière de l'Hospice est alors très critique, et le département doit lui faire une avance de 50 000 livres. La percée de la Nationale 122 coupe le jardin, et le cimetière de l'établissement doit alors être transféré au Camp.

Heureusement, sous le Premier Empire de nombreux dons vont permettre à la Commission Administrative de réaliser d'importants travaux : un nouveau bâtiment, une chapelle, un portail d'entrée.

En 1828, la Congrégation des Soeurs de Nevers s'engage à fournir six Soeurs qui prennent la direction de l'Hospice et d'un pensionnat de jeunes filles qui y est annexé.

Notons au passage qu'en 1841, sont effectuées de grosses réparations au bâtiment principal côté route, et qu'en 1884, le cimetière du Camp est désaffecté, les morts étant alors ensevelis au cimetière de l'Oratoire où les Soeurs obtiennent une concession gratuite.

1/2 Regards sur le passé - L'Hôpital-Hospice de Maurs1/2 Regards sur le passé - L'Hôpital-Hospice de Maurs

En 1889, un Inspecteur général demande la suppression de l'internat de jeunes filles ou, du moins, son transfert dans un autre établissement et, malgré la protestation des Soeurs, le maire de l'époque doit prendre un arrêté d'expulsion.

 

En 1910, grâce à une clôture d'exercice nettement excédentaire et à divers emprunts ou subventions, la commission administrative présidée par M. FEL, maire, décide la construction d'un bâtiment annexe côté jardin, libérant ainsi une partie du grand bâtiment où seront désormais logés – et jusqu'à une époque récente – des ménages d'instituteurs.

 

Durant la guerre de 1914 à 1918, de nombreux réfugiés trouvent asile à l'Hospice. Cette surcharge de bouches à nourrir et l'inflation qui suit, rendent encore une fois la situation financière de l'établissement très précaire et une subvention communale doit être votée. Plus tard, sous l'administration de M. LAVERGNE, la situation améliorée par des excédents budgétaires et des dons importants, permet l'aménagement d'une buanderie et la pose de 23 vingt-trois paires de persiennes.

Ainsi, durant plusieurs siècles, l'Hôtel-Dieu, devenu Hôpital-Hospice, ou Hospice tout court, malgré de faibles ressources et des situations difficiles, au gré des événements de l'histoire, a continué de remplir son rôle et de soulager bien des misères...

Source : BM n°8 de juillet 1981

1/2 A suivre...

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