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Maurs la Jolie

Petite commune du Cantal surnommée la Nice du Cantal

2/2 Regards sur le passé - L'Hôpital-Hospice de Maurs

Publié le 15 Mars 2017 par Maurs la Jolie in Hier et aujourd'hui, Histoire

2/2 Regards sur le passé - L'Hôpital-Hospice de Maurs

2/2 L'Hôpital-Hospice de Maurs

Dans le dernier BM, nous avons essayé de résumer la longue histoire dont les Maursois ont vu récemment s'effondrer en quelques jours les murs centenaires sous la redoutable poussée d'un puissant engin habilement manœuvré. (1980)

En 1941, en pleine guerre, la Commission administrative (alors présidée par M. PUECH) décide de réaliser un projet fort ambitieux : ouvrir dans les locaux de l'Hospice un hôpital, un centre chirurgical et une maternité. Il faut, dès lors, faire face à d'énormes difficultés : trouver des fonds nécessaires aux indispensables et importantes réparations des locaux, à l'achat de literie et de matériels chirurgical, obtenir, malgré les réticences du Conseil départemental de l'Ordre des Médecins et Chirurgiens, les autorisations administratives nécessaires, finalement accordées en 1941 et 1943. Côté trésorerie, une importante subvention du « Secours national » de l'époque et de nombreux dons permettent de faire face aux principales dépenses.

Cadastre de l'Hospice de Maurs

Cadastre de l'Hospice de Maurs

Le Dr ROUDERGUES, doyen des médecins est nommé Administrateur de l'Etablissement, et les services ainsi organisés:

  • -- Service Médecine et Service Vieillards : Dr CLAUZET.
  • -- Service Chirurgie : Dr MAGNAC, chirurgien.
  • -- Service Maternité et Nourrissons : Dr FLIPO avec l'aide de deux sages-femmes.
  • -- Service oto-rhino-laryngologie : Dr BERTHOU

 

L'Hôpital est dès lors prêt à rendre service à la population locale et commence à fonctionner en 1942, accueillant pour les opérations ou des séjours, non seulement des Maursois, mais des habitants des communes voisines, et même des parties limitrophes du Lot et de l'Aveyron.

A partir de là, l'Hôpital prend régulièrement de l'importance, ainsi en 18 interventions chirurgicales en 1942 on passe à 121 en 1945, 135 en 1947, 152 en 1948 et 164 en 1949 ; le nombre des journées d'hospitalisation en médecine et en maternité augmente de même sauf en 1947. Ces chiffres montrent par leur progression que les malades devraient être satisfait des services de cet établissement. De même, la situation financière s'améliore d'année en année ; aussi, la Commission administrative envisage-t-elle alors de nouvelles installations, telles un Dispensaire d'Hygiène Sociale avec service de radiographie.

Plan Hôpital-Hospice de Maurs

Plan Hôpital-Hospice de Maurs

Mais, à la suite d'une inspection le 1er juin 1948,le Directeur départemental de la Santé décide de demander la fermeture immédiate de l'Hôpital pour des raisons qu'il donnera plus tard et parce que les bâtiment ne se prêtent à aucune amélioration ou aménagement nouveau. Cette décision est confirmée le 1er juillet par le Préfet qui demande d'envisager la création et l'aménagement d'un hôpital entièrement neuf d'une centaine de lits, ce qui paraît financièrement impossible. M. CAUSSE, maire et président de la Commission administrative va alors « se battre » pour faire ressortir à l'Administration tous les services rendus sur place aux malades, leur évitant déplacements et séjours éloignés, la qualités des soins prodigués même avec des moyens rudimentaires, la gratuité pour certains, ou du moins des prix de journée très compétitifs. Cependant, la Direction de la Santé réaffirmait sa demande de fermeture étayée par les griefs suivants : « condition d'aménagement et de fonctionnement épouvantable – ne possède pas d'infirmière diplômée ni de personnel qualifié – condition de fonctionnement irrégulières et illégales – chirurgiens percevant les honoraires de la main à la main, ne figurant pas sur la liste des Médecins-Chirurgiens ».

La Commission administrative essaie encore de « sauver » l'Hôpital en faisant intervenir MM. PARRA et MOMBOISSE au Conseil général, MM. JOUVE et LAVERGNE, députés, auprès du Ministre de la Santé. Malgré les nombreuses et pressantes démarches entreprises et le soutien de la Caisse de Sécurité Sociale promettant une subvention, le Conseil municipal et la Commission de l(Hospice, ne pouvant engager la dépense de 100 millions qu'aurait coûté alors un établissement neuf, doivent se résoudre à fermer l'Hôpital le 1er mars 1950.

L'Hospice, seul, continuera de fonctionner jusqu'à l'ouverture de la Maison de Retraite en 1972. Après le départ des pensionnaires, un certain nombre de pièces rénovées vont servir de salle de classe pour quelques élèves du C.E.G. Jusqu'à la dernière année scolaire.

Source : Archives Départementale du Cantal + BM n°9 de décembre 1981

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F
Bonjour, auriez vous la date de la photo où il y a la voiture devant le mur de l’hôpital?
Je vous en remercie par avance.
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M
Bonsoir, non je peux pas vous dire en quelle année la photo à été prise, l'hospice ayant été détruit en 1980, ça date de cette période-là ;)
F
Bonjour, en effet il est très intéressant de se replonger dans les souvenirs de la ville mon enfance et entre autre, ce bâtiment que j'ai connu mais qui est flou dans ma mémoire vu mon jeune age lors de sa démolition. Merci pour les photos.
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M
Bonjour François, personnellement j'en ai aucun souvenir, mais mon papa y étant né en 47 ça me permet de le connaitre un peu mieux et faire ses recherches m’enthousiasme ;) Merci de votre visite et à bientôt.
M
En tant que membre d'une famille d'origine maursoise et ayant été soigné par le Dr.Clauzet et ami avec le Dr.Flipo,je trouve cet article très interessant.
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M
Bonjour Guy, merci pour ce petit commentaire qui me fait extrêmement plaisir, j'adore replonger dans le passé, ça me donne l'impression d'y avoir participer...